Mindszenti, peintrecontemporainet poète Mindszenti contemporary painter and
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Toute l'actualité de la peinture et de la poésie de Laszlo MINDSZENTI, peintre contemporain. Ses expositions, ses nouvelles oeuvres sur toile ou sur papier ainsi que tout événement en rapport avec le peintre : ateliers pour enfants, initiations...
La peinture du peintre contemporain Anna Mindszenti-Calische, sa fille
discussions, échanges à propos des Mindszenti
L'abbaye Notre Dame de Bonport fut fondée en 1189 par Richard Coeur de Lion,
roi d'Angleterre et duc de Normandie. Située à 20 km de Rouen, au bord de l'Eure près de son confluent avec la Seine, elle occupait en Normandie un point stratégique de la vallée en aval de
Pont de l'Arche.
D'après la légende, au cours d'une partie de chasse, le roi poursuivant un
cerf, se trouva en danger de périr dans la Seine. Il fit voeu, s'il parvenait à "bon port", sur l'autre rive, de fonder un monastère là où il aborderait.
La salle capitulaire est voûtée d'ogives avec des baies aux arcs aigus
fortement moulurés, classiques en Normandie.
Le cellier présente le même voûtement que les salles hautes avec ses croisées d'ogives reposant
sur une seule colonne centrale.
L'abbaye fut construite rapidement grâce aux donations de seigneurs locaux,
terminée et en pleine activité dans la première moitié du XIIIème siècle. Elle eut à souffrir des guerres de Cent Ans et de la ligue du Bien Public. A partir de 1536, l'abbaye subit le régime
de la commende: les abbés étaient nommés par faveur royale. Ses abbés commendataires les plus connus furent le poète Philippe Desporte, le cardinal de Polignac et le futur roi Casimir de
Pologne.
Au XVIIème et XVIIIème siècle, quelques travaux eurent lieu, notemment
l'aménagement du dortoir et de la bibliothèque et la création d'un grand escalier. Elle fut vendue comme bien national à la Révolution, le cloître et l'église furent
détruits.
L'abbaye de Bonport est une des rares abbayes cisterciennes en Normandie où
subsistent les bâtiments monastiques du Moyen-Âge, en particulier le magnifique réfectoire voûté du XIIIème siècle (photo ci-contre).
L
L
Le dortoir où sont exposées les oeuvres de Mindszenti.
L’expression picturale naît du choix des couleurs, des formes, de leur grandeur et de leurs positions relatives. Elle naît aussi des contrastes plus ou moins
grands entre les tons, les saturations, les clartés, la grandeur des surfaces, etc...
La maîtrise de ces notions nécessite des années d’observation, de réflexion et d’expérience.
Pour le peintre, c’est LA difficulté et en même temps la réussite de l’œuvre d’art.
Ce qui frappe quand on pénètre pour la première fois dans l'atelier deLászlóMindszenti est la prédominance des bleus,
toutes sortes de bleus, de toutes nuances, des plus clairs aux plus foncés. On a même souvent évoqué le "bleu
Mindszenti". Les bleus sont tellement présents qu'ils ne peuvent pasêtre le fruit du hasard. Qu'évoque donc
cette couleur ?
Le bleu est, comme tous lessymboles, un signe de reconnaissance, variant suivant les pays,
les civilisations, les religions... Le bleu est la couleur de l'azur, du ciel, donc du paradis. Il est associé à la divinité dans toutes les
mythologies ; à Amon-Râ, dieu du soleil levant dans
l'ancienne Egypte ; en Grèce à Jupiter, père des dieux et des hommes et à Junon, incarnation de la féminité féconde et épanouie ; en Inde, à Vishnou le justicier...
En Chine, le bleu symbolise le tao, la Voie sacrée, le principe insondable desêtres.
Le bleu jupitérien, couleur froide du vide, est celle de la vérité ; pour les Egyptiens, de la vérité éternelle, de l'immortalité ; la fidélité, la chasteté, la loyauté et la justice dans la tradition chrétienne.
Identifié à l'air, au vent le bleu symbolise la spiritualité, la contemplation et favorise la méditation, le repos.
Le bleu clair reflète l'inaccessibilité, le merveilleux, l'évasion.
Sur le plan psychologique et dans les rêves, c'est la couleur de la tolérance, de
l'équilibre, le contrôle de soi, la tendance à la générosité, à la bonté, un comportement réfléchi et le besoin de sérénité.
L’Association a pour objet la promotion du peintre László Mindszenti.
Ses buts sont d'échanger toutes informations permettant une meilleure
connaissance du peintre et de son oeuvre, de mettre en place ou de participer à la mise en place d'expositions visant à mieux faire connaître Mindszenti, de permettre à ses membres de
rechercher des documents et archives propres à l'artiste, de constituer vis-à vis des pouvoirs publics, des administrations, des représentants de toutes associations, des professions et
communes, un partenaire qui permette un échange de vues et une collaboration dans la mise en place de manifestations consacrées à Mindszenti, d'établir des liaisons avec les instance ou les
organismes locaux, régionaux, nationaux et internationaux concernés ou susceptibles de l'être et d'une façon générale de prendre en charge la promotion d'une politique d'action en faveur d'une
connaissance de Mindszenti. L'association a besoin de vous et de votre soutien financier même modeste. Nous comptons sur votre enthousiasme et votre charisme personnels pour faire connaître
l'oeuvre de Laszlo Mindszenti et, lorsque vous le pouvez, par vos relations susciter des expositions publiques. Nous vous remercions de toute l'attention que vous porterez à ce beau projet en y
contribuant à votre mesure.
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Une saison après l'autre Les rêves s'amalgament. De cette incertitude se détache le soleil rouge des horizons perdus, s'élève le dôme de la Solitude qui nous veille, qui nous assiste sur les ruines de notre sensibilité. Ainsi naissent les illusions perdues. Dehors, dans la vie, les prisonniers hâves de notre égoïsme se traînent, la tête baissée, le corps en haillons,
l'âme en berne. Leurs pas trébuchants nous tracent ta courbe, ôh, combien cruelle, combien inutile, espoir humain.
A season after the other one
The dreams mix.
Of this uncertainty gets loose the red sun
of the lost horizons, rises the dome of the
Solitude which watches us,
which assists us on the ruins of our
sensibility.
So are born the lost illusions.
Outside, in the life, the gaunt prisoners of
our egoism
drag themselves, the lowered head, the ragged
body, the soul at half-mast.
Their stumbling steps draw us your curve,
Ôh, how much cruel,
how much useless, human hope.
Mindszenti répugne bien souvent à donner des titres à ses toiles. Il en donne
cependant, pour les besoins des expositions. Ils sont donc donnés une fois l'oeuvre achevée, parfois depuis longtemps, et prête à être exposée.
Donner un titre à une toile peut changer le regard du spectateur, qui se trouve alors confronté à une espèce de rébus, à chercher le rapport entre le titre et la toile. Il peut gêner la
confrontation du regard face à la toile. Il peut gêner le vrai dialogue entre l'oeuvre et le spectateur, dialogue devant respecter la sensibilité de chacun. Un tableau ne vit que par l'apport
de celui qui le regarde. Dès qu'un titre commence à faire marcher l'intellect, cela peut créer un malentendu.
A partir du moment où il n'y a pas de vraie figuration, on part vers quelque chose d'onirique, on peut s'échapper du réel et être dans une vibration autonome. Il me semble que les titres
perturbent cela.
Mindszenti feels very often reluctant to give titles to his paintings. He gives
it however, for the needs of the exhibitions. They are thus given once the finished work, sometimes for a long time, and ready to be exposed.
Give a title to a painting can change the glance of the spectator, which is then confronted with a sort of rebus, to look for the relationship between the title and the painting. He can hamper
the confrontation of the glance in front of the painting. He can hamper the true dialogue between the work and the spectator, the dialogue that must respect the sensibility of each. A picture
lives only by the contribution of the one who looks at it.As soon as a title begins to make walk the intellect, it can create a misunderstanding.
From the moment there is no true representation, we leave towards something dreamlike, we can escape from the reality and to be in an autonomous vibration. It seems to me that the titles disturb
it.
Why are birds omnipresent in the Mindszenti's painting
?
Mindszenti, man of culture,
knows well that the bird is a being in charge of symbols, a friend, the source of a series of metaphors.
All the mythologies of the world grant to birds a place of choice. They have generally a position on the tree of the world, often in the summit while the snake is on the base. The Koran speaks
about the language of the birds which is the one angels. They are always somewhere between the men and the gods, they symbolize the divine freedom, they are messengers (and messages)
gods.
For the Egyptians, the phoenix, the fabulous bird who is always reborn of
his ashes, is the symbol of the resurrection the most spread in the world. Its legend finds its origin to Héliopolis, ancient Egyptian city where we worshipped the god of the sun, Râ, whose
embodiment the heron Bennou (name of the phoenix in Egypt), would be. The myths different on some points of detail - the color of the plumage, by exemple-, but they tell all the same
story.The Phoenix, the only bird of its sort, was a
fabulous animal, endowed with a supernatural longevity (five hundred years or more, according to certain authors), which had the power to be reborn of its ashes. When the hour of its end came,
it built itself a nest of aromatic herbs, then exposed itself to the beams of the sun and was allowed burn.Three days later, it was reborn. While it represented, at the beginning, only
the appearance and the cyclic disappearance of the sun, the Phoenix quickly became a symbol of resurrection; it embodies the soul or the immortality in the various iconographies. The winged
creatures represented above a funeral stake or escaping from the body of a deceased are not all a phoenix. He can involve another bird, eagle, for example, which sometimes symbolizes the soul
of the emperors. In the same way, the simorgh of mystic Persian always settles at the top of the world and represents at the same time the divinity and the
human soul. Its feathers have a therapeutic power. We could quote tens of similar myths throughout the world.
Every bird, young and present daily or immense and mythical, can influence the need of expression of the man.
In Extreme-Orient, for example, the musics
make gladly descriptive, not in the sense of an imitation, but rather in the sense of an evocation, a musical and spiritual suggestion. The classical musics of Japan and China go to this
sense.In Japan, numerous musical pieces evoke the crane, the symbol of longevity, in its nest. The musicians can use it to suggest the difficulties of the life. The techniques of play, in
particular the tremors stage the crane: nesting, shouts, initiative and first steps of the young people, the flight, allocates young people when they are rather big. In China, an entitled piece
" wild goose arise on the beach ", one express the call of the wide. Played with the lute or with the zither, it describes minutely the arrival of the gooses, the flight in training, the
distant shouts, then them lengths circular mouvenents before landing. After the landing, they communicate between them, they feed, we feel the harmony of the group, the young people follow
their mothers. At the end, the evening falls and the serenity settles down in the group. These two pieces, the most famous, are enough to make the wealth understand suggestive of classical
educations of these two big countries. But there are other examples of course , in particular the description by the Chinese musicians of the fight between a bird of prey and a
swan. Everywhere, but every time in a different way, we shall find a set of narrow links between birds and traditional musics. All the traditions that
they are oral or written, are revealing mythologies and cultures of popular faiths appropriate for every society. It is moreover interesting to notice, that the bird sometimes plays an active
role in the human society. And it is true both in the field of the work and of the leisure activities. The falconers of the world were certainly fascinated by the animal to their tales
and songs. It is an example closer to us which is the one of the role of the canary in mines. Here, it is the bird who sang for the man and if the miners had, throughout the world, immense
directories of songs and ballads, it is true that they sang more often the tragedies, the strikes and the difficulties of the work than some verse in homage to their winged companions in
misfortune.In Afganistan, the players of lute are persuaded that the music urges birds to sing. They do not, from then on, hesitate to take canaries in cage during their concerts or recordings.
More the music is good, more birds are supposed to join it their singing. According to John Baily, " birds supply a kind of barometer of the quality of the music ".
These diverse examples remind at least that birds have a
language which the men knew how to understand or interpret. What appears as an evidence when we bend over the popular songs of most of the peoples of the world. A rural song, generally, which
conveyed with a lot of poetry and vividness the multiple roles played by birds in these diverse regional or national cultures.
The bird is king of the metaphor. Everywhere it takes the place of a man, a woman, a part (often sexual) of the one or the other one, (in toscan the word " uccello " wants as well mean the bird
as the penis), it is exchangeable with the human being. It is enough to know the codes. As it is not said, moreover, in the spoken language, diverse expressions as " be exchanged names of birds
", " he is a bird of bad expect ", or " he is a rare bird ", or still " he is a funny bird ". We say that somebody has a " brains of bird " or a " appetite of bird ". Without counting the
very numerous proverbs as "with time and effort you achieve your nest", " when the cage is made, the bird flies away ", "one swallow doesn't make a summer" etc.... So the bird can be the vector
of all our aspiration and all our defects. It did not enter for all that innocently. It did not enter for all that innocently in our spoken and our traditional songs where the
trilogy of the love nightingale-lark-cuckoo is present in all Europe :
" Do not leave, Romeo, no, it is the nightingale, it is not the lark! " (Romeo and Juliett, William shakespeare, inspired by an Italian tale of Masuccio of Salerno taken back by Luigi Da
Porto). What we mean when we sing:
- I came down in my garden, a nightingale came on my hand
- Lark, kind lark
- the lark is on the branch
- Nightingale who comes in France
- The cuckoo in the distant forest
- Has it flutter
- There is a magpie
- The small swallow
- The cuckoo laid
- and so on...
Pourquoi les oiseaux sont-ils omniprésents chez Mindszenti ?
Mindszenti, homme de culture,
sait bien que l'oiseau est un être chargé de symboles, un ami, la source d'une série de métaphores.
Toutes les mythologies du monde accordent aux oiseaux une place de choix. Ils ont en général une position sur l'arbre du monde, souvent au sommet alors que le serpent est à la base. Le Coran
parle du langage des oiseaux qui est celui des anges. Ils sont toujours quelque part entre les hommes et les dieux, ils symbolisent la liberté divine, ils sont messagers (et messages) des
dieux.
Pour les Egyptiens, le phénix, oiseau fabuleux qui renaît toujours de ses
cendres, est lesymbole de la résurrection le plus répandu
dans le monde. Sa légende trouve son origine à Héliopolis, ancienne ville égyptienne où l'on vénérait le dieu du soleil, Râ, dont le héron Bennou (nom du phénix en Egypte), serait une
incarnation. Les mythes différent sur quelquespoints de détail - la couleur du plumage, par exemle -, mais ils relatent tous à peu près la même histoire.
Le Phénix, unique oiseau de son espèce, était un animal fabuleux, doté d'une longévité miraculeuse (cinq cents ans ou plus, d'après certains auteurs), qui avait lepouvoir de renaître de ses cendres. Quand l'heure de sa fin approchait, il se construisait un nid d'herbes aromatiques, puis s'exposait aux rayons du soleil et se laissait
réduire en cendres. Trois jours plus tard, il renaissait. Alors qu'il ne représentait, au début, que l'apparition et la disparition cyclique du soleil, le Phénix devint rapidement un symbole de
résurrection ; il incarne l'âme ou l'immortalité dans les différentes iconographies. Les créatures ailées figurées au dessus d'un bûcher funéraire ou s'échappant du corps d'un défunt ne sont
pas toutes pour autant un phénix. Il peut s'agir d'un autre oiseau, un aigle, par exemple, qui symbolise parfois l'âme des empereurs. Pareillement, le simorgh de la mystique persane se pose toujours au sommet du monde et représente à la fois la divinité et l'âme humaine.
Ses plumes ont un pouvoir thérapeutique. On pourrait citer des dizaines de mythes semblables de par le monde.
Chaque oiseau, petit et présent quotidiennement ou immense et mythique, peut influer sur le besoin d'expression de l'homme.
En Extrème-Orient, par exemple, les musiques
se font volontiers descriptives, non pas dans le sens d'une imitation, mais plutôt dans le sens d'une évocation, d'une suggestion musicale et spirituelle. Les musiques classiques du Japon et de
la Chine vont dans ce sens. Au Japon, de nombreuses pièces musicales évoquent la grue, symbole de longévité, dans son nid. Les musiciens peuvent s'en servir pour suggérer les difficultés de la
vie. Les techniques de jeu, notamment les trémolos mettent la grue en scène : nidification, cris, démarche et premiers pas des jeunes, envol, départ des jeunes lorsqu'ils sont assez grands. En
Chine, une pièce intitulée "les oies sauvages se posent sur la plage", exprime l'appel du large pourrait-on dire. Jouée au luth ou à la cithare, elle décrit minutieusement l'arrivée des oies,
le vol en formation, les cris lointains, puis leur longs mouvenents circulaires avant d'atterrir. Après l'atterrissage, elles communiquent entre elles, elles se nourrissent, on sent l'harmonie
du groupe, les jeunes suivent leurs mères. A la fin, le soir tombe et la sérénité s'installe dans le groupe. Ces deux pièces, les plus célèbres, suffisent à faire comprendre la richesse
évocatrice des cultures classiques de ces deux grands pays. mais il est d'autres exemples évédemment, notamment la description par les musiciens chinois du combat entre un oiseau de proie et un
cygne.
Partout, mais à chaque fois de manière différente, on trouvera un ensemble de liens étroits entre les oiseaux et les musiques traditionnelles.
Toutes les traditions qu'elles soient orales ou écrites, sont révélatrices des mythologies et cultures de croyances populaires propres à chaque société. Il est d'ailleurs intéressant de
remarquer, que l'oiseau joue parfois un rôle actif dans la société humaine. Et c'est vrai tant dans le domaine du travail que dans celui des loisirs. Les fauconniers du monde ont certes été
fascinés par l'animal jusque dans leurs contes et chansons. Il est un exemple plus proche de nous qui est celui du rôle du canari dans les mines. Ici, c'est l'oiseau qui chantait pour l'homme
et si les mineurs ont eu, de par le monde, d'immenses répertoires de chansons et ballades, il est vrai qu'ils chantaient plus souvent les tragédies, les grèves et les difficultés du travail que
quelques couplets en hommage à leurs compagnons d'infortune ailés. En Afganistan, les joueurs de luth sont persuadés que la musique pousse les oiseaux à chanter. Ils n'hésitent pas, dès lors, à
emmener des canaris en cage lors de leurs concerts ou enregistrements. Plus la musique est bonne, plus les oiseaux sont censés y joindre leur chant. Selon John Baily, "les oiseaux fournissent
une sorte de baromètre de la qualité de la musique".
Ces divers exemples rappellent au moins
que les oiseaux ont un langage que les hommes ont su comprendre ou interpréter. Ce qui apparaît comme une évidence quand on se penche sur les chansons populaires de la plupart des peuples du
monde. Une chanson rurale, en général, qui a véhiculé avec beaucoup de poésie et de truculence les multiples rôles joués par les oiseaux dans ces diverses cultures régionales ou nationales.
L'oiseau est le roi de la métaphore. Partout il prend la place d'un homme, d'une femme, d'une partie (souvent sexuelle) de l'un ou l'autre, (en toscan le mot "uccello" veut aussi bien
signifier l'oiseau que le penis), il est interchangeable avec l'humain. Il suffit de connaître les codes. Ne dit-on pas, d'ailleurs, dans le langage parlé, diverses expressions comme
"s'échanger des noms d'oiseaux", "c'est un oiseau de mauvaise augure", ou "c'est un oiseau rare", ou encore "c'est un drôle d'oiseau". On dit que quelqu'un a une "cervelle d'oiseau" ou un
"appétit d'oiseau". Sans compter les très nombreux proverbes comme "petit à petit l'oiseau fait son nid", "quand la cage est faite, l'oiseau s'envole", "une hirondelle ne fait pas le printemps"
etc... Ainsi l'oiseau peut-il être le vecteur de toutes nos aspirations et de tous nos défauts. Il n'est pas pour autant entré innocemment dans nos parlés et nos chansons traditionnelles où la
trilogie de l'amour rossignol-alouette-coucou se retrouve dans toute l'Europe :
"Ne pars pas, Roméo, non, c'est le rossignol, ce n'est pas l'alouette !" (Roméo et Juliette de William Shakespeare, inspiré d’un conte italien de Masuccio de Salerne repris par Luigi Da Porto).
Qu'exprimons-nous quand nous chantons :
- J'suis descendu dans
mon jardin, un rossignol vint sur ma main - Alouette, gentille alouette
-L'alouette est sur la
branche - Rossignol qui vient en
France - Le coucou dans la forêt
lointaine - A la volette - Y'a une pie - La p'tite hirondelle -Le coucou a pondu
- etc.......?
Qu'exprime
Mindszenti
à travers tous ses oiseaux ?
More than an art, the painting of Mindszenti well seems to be a rite, a
sacred work where he insinuates hislove of the primitiveness. His pictorial field reveals a laminated wisdom, a complicity of the symbols and a harmony of colors; a whole range of subtleties
which he stacks in the hollow of paintings, with fidelity but without ever falling in a repetitive conformity.
Plus qu'un art, la peinture de Mindszenti semble bien être un rituel, une
oeuvre sacrée où il insinue son amour du primitivisme. Son champ pictural dévoile une sagesse stratifiée, une connivence des symboles et une harmonie des couleurs ; tout un éventail d'artifices
qu'il superpose au creux des toiles, avec fidélité mais sans jamais tomber dans un conformisme répétitif.
La galerie Styl'art cadre accueille jusqu'au dimanche 28 février un artiste
visionnaire d'origine hongroise : Laszlo Mindszenti. Né à Békéscaba le 21 mai 1934, il est contraint à l'exil en 1956, au moment
où les troupes soviétiques mirent brutalement fin à l'insurrection de Budapest. Il n'a que 22 ans quand il arrive en France où il reprend courageusement ses études universitaires. En 1960,
Laszlo Mindszenti s'inscrit à l'école des Beaux-Arts de Rouen. Il crée son "Académie libre de peinture et de dessin" de 1961 à 1975. En 1965, il obtient sa licence ès lettres modernes à la
Sorbonne. A la fois peintre et poète -l'un des ses livres Poèmes de jade, poèmes de
jadis fut primé par l'académie des Arts - Mindszenti est un homme de culture qui connaît le tréfond de l'âme humaine ets'est toujours appliqué à célébrer la natureet la vie, qui est pour lui
un don sacré. La tentation du rapprochement didactique entre laszlo et Lascaux est grande.
Cet amoureux de couleurs primaires vives, les sujets et formes qu'il utilise dans ses toiles n'est pas sans rappeler celles de nos ancêtres, ne répondant à aucune norme, libres de créer selon
leurs envies et inpiration du jour : "je peins sans me poser de question. Le plus souvent se sont mes tableaux qui mes choisissent. La peinture m'habite depuis toujours", aime-t-il à se
décrire. Peintre libre donc, qui aime dématérialiser les corps et les faire évoluer en figures dansantes d'une grande légèreté. cette exposition est visible jusqu'au samedi 28 février au 75, rue du général
de Gaulle,
les mardis et samedis de 9 h à 12 h et de 14h 30 à 19 h,
mercredi, jeudi et vendredi de 14 h 30 à 19 h,
dimanche de 9h à 12 h30
renseignements : tél/fax : 02.32.53.92.76
Numerous are the canvases of Mindszenti which take all their intensity when
we go away from it slightly ; our glance organizes then a fusion of tones.
The complexity of the construction exceeds the ornamental elegance in the same communicative pursuit. The works pull us towards a collective past where everyone can find his own
echo.
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